Sortir du mode contrôlant

Reconnaître le contrôle

Nous sommes très nombreux à chercher en permanence à contrôler notre vie.

Cela se traduit par l’établissement d’habitudes dont nous n’aimons pas sortir car elles nous sécurisent ou par le nombre d’assurances que nous avons souscrites.

Cela se traduit par le fait de contrôler les actions des personnes que nous encadrons, de notre conjoint, de nos enfants, voire de nos parents, frères et sœurs.

Cela se traduit par des plaintes concernant le temps (météo et chrono) ou le côté imprévisible de certains individus.

Cela se traduit par du flicage, des ordres, des interdictions, des abus d’autorité, des règlements et des reproches quand le système ou la personne sort de notre cadre, de nos attentes ou prend des initiatives sans nous consulter.

Le besoin de tout savoir est également une manifestation de volonté de contrôle sur notre vie, ainsi que le perfectionnisme.

Le contrôle s’exerce aussi sur nous-mêmes. J’agis uniquement si c’est correct dans mon système de valeurs. Des emplois du temps figés, des régimes alimentaires sont des moyens de nous contrôler.

Nous n’écoutons pas nos besoins du moment. Par exemple, je suis fatigué(e) mais je n’ai pas fini mes tâches de la journée, alors je continue de faire. J’ai envie d’aller aux toilettes, mais je me retiens pour pouvoir y aller chez moi pour être sûr de l’hygiène du lieu. Du coup, je me prive de boire quand j’ai soif pour limiter la douleur.

Une manifestation plus évidente du contrôle est le refoulement de nos désirs sexuels, de nos colères… de nos émotions de façon globale.

Le contrôle va de paire avec la manipulation, qui nous donne le sentiment, l’illusion de diriger les autres.

Le revers du fonctionnement par contrôle

Les inconvénients d’exercer du contrôle sur notre environnement sont de générer des sentiments négatifs chez l’autre, donc de nuire à nos relations. L’autre peut se sentir étouffé, surveillé, avoir le sentiment que nous n’avons pas confiance en lui (ce qui est vrai d’ailleurs) …

De plus, comme il est impossible de tout prévoir, il y a forcément des grains de sable dans la machinerie. Ces grains peuvent amener la personne à vivre dans la peur de paniquer. Elle peut devenir obsessionnelle à vouloir imaginer tous les cas de figures possibles et les solutions qui vont avec. Par l’imagination, elle aura tendance à créer les pires scénarios et à amplifier ses peurs. Du coup, les personnes qui ont besoin de tout contrôler deviennent de plus en plus peureuses et immobiles. Elles ne créent plus leur vie.

Si je dis que les peurs s’amplifient, c’est parce que la personne « contrôlante » le devient au départ par peur. Si vous n’avez pas peur, vous n’avez pas besoin de contrôler.

Les inconvénients d’exercer du contrôle sur soi sont de créer des tensions dans son corps, des maladies, d’être très exigeant, critique avec soi, de se dévaloriser ou de se punir dès qu’on échoue à réaliser son plan… Plus nous nous restreignons, plus nous risquons la perte de contrôle car nous avons tous nos limites. Cela peut amener à la violence, à la destruction, à l’insomnie…

Le contrôle sur soi empêche la spontanéité, la joie, la souplesse, l’adaptabilité, le plaisir, la confiance, la délégation, l’innovation, la créativité. La personne « contrôlante » ne vit pas dans son moment présent, elle ressasse son passé ou anticipe sur ce qui pourrait arriver dans le futur. Le risque est de passer à côté des bonnes choses de la vie, de perdre le contact avec ses désirs et de tomber dans la dépression. La plupart du temps, c’est la peur du regard des autres ou de perdre l’amour des autres qui nous poussent à nous contrôler.

Se contrôler ou contrôler les autres demande beaucoup d’énergie. Cette énergie n’est plus utilisée pour améliorer sa vie et s’épanouir.

Pour sortir de ce mode de fonctionnement, respectez-vous, écoutez vos besoins, lâchez-prise et faites-vous davantage confiance. Comment, me direz-vous, s’y prend-on concrètement ?

Sortir du contrôle

Se respecter,

c’est se choisir en premier, se donner de la considération, se traiter avec de grands égards. Certains peuvent penser que c’est aller vers l’égoïsme. C’est le contraire qui se produit quand nous prenons soin de nous, nous devenons aussi apte à prendre soin des autres de la manière la plus appropriée et dans le respect de l’individualité de l’autre. Se respecter revient à être soi-même, à connaître ses vrais besoins et à ne pas s’en laisser détourner parce que quelqu’un d’autre n’est pas d’accord. C’est faire respecter son espace vital. C’est développer l’amour inconditionnel de soi et des autres.

Si les autres te manquent de respect, tu peux être sûr que tu te manques de respect (voir article sur le triangle de la vie).

Écouter ses besoins,

c’est d’abord les connaître. Avez-vous conscience de vos besoins, au niveau physique, émotionnel et mental ? Nous avons tous des besoins fondamentaux à combler, comme le besoin de soulager sa vessie, de respirer… d’appartenir à un groupe, de recevoir de l’affection… de sécurité, de vérité…

Pour savoir si vous répondez à vos besoins, observer les maux dans votre corps, plus ils sont nombreux, moins vous écoutez vos besoins ou y répondez. En effet, certains connaissent parfaitement leurs besoins, mais choisissent de les ignorer par peur.

Lâcher-prise,

c’est se détacher des résultats. C’est agir dans le sens que nous désirons, faire de notre mieux sans craindre l’échec. C’est souvent compliqué à mettre en pratique, car notre éducation rend difficile l’acceptation de l’échec. Il est considéré comme une marque de faiblesse, d’incapacité. C’est une source de dévalorisation.

Or, de tout temps, ce sont les erreurs qui ont mené à de grandes découvertes et avancées dans l’évolution de l’humanité. L’apprentissage (apprenti sage) doit rencontrer l’erreur pour parvenir à la maîtrise. Quand vous lâcherez les résultats, vous trouverez mieux que ce que vous espériez ou vous avancerez sur le chemin de la maîtrise.

Se faire confiance,

La volonté de contrôle est un symptôme du manque de confiance en soi (voir article sur la confiance en soi) et souvent d’un manque de connaissance de soi.

Nous avons tous en nous de grandes ressources. Je vous invite à intégrer que vous avez la force de réagir à n’importe quel événement ou la possibilité d’obtenir de l’aide.

Essayez d’abord sur des choses de moindre importance et petit à petit vous pourrez le faire pour tout le reste.

Bon chemin

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